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22330 : Collinée, Bretagne .. ses fest-noz, son abattoir et ses Maliens. Douze familles, soit une centaine de personnes, originaires du Mali vivent aujourd’hui dans ce village de 900 habitants situé dans les Côtes-d’Armor. Embauchés par l’abattoir local dans les années 1970, les premiers migrants détonnent parmi les gens du cru. A cette époque, certains Bretons n’ont jamais vu de Noirs.
Dans les années 1980, les Maliens font venir leur femme. Une seule, République oblige. Musulmans et polygames, ils laissent derrière eux d’autres épouses. Mais s’en accommodent et s’installent. Leurs enfants sont ‘maliens bretons’. Tous travaillent à l’abattoir de Kermené, fleuron de l’industrie agro-alimentaire, où ils taillent la viande des porcs qu’ils ne mangent pas. ‘Dieu comprendra’, ils n’ont pas le choix.
Aujourd’hui, Collinéens pur beurre et d’adoption semblent avoir trouvé la recette du bonheur en matière d’immigration. Le noir fait partie des couleurs locales et les initiatives se multiplient pour favoriser l’échange des cultures.
Née en France et baignée de culture malienne, la deuxième génération vit sans difficulté son identité métissée. Moins facile cependant pour les parents de se sentir chez eux à Collinée. Les vieux ne rêvent pas d’être français. Seul un couple a pris la nationalité. Ils ne font pas construire au bourg mais ‘au pays’, où ils espèrent retourner un jour. Ils savent pourtant qu’ils ne quitteront jamais vraiment Collinée, ville qui a vu naître leurs enfants.
Cliquez sur les liens suivants pour visionner le webreportage réalisé par Zoé Lamanou et Sarah Leduc, et le reportage télévisé d’Alexandra Renard, toutes trois journalistes à France24.
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2 Commentaires actuellement
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J’ai grandi à Collinée et ma famille y habite toujours. Etre blanc ou noir n’a jamais eu d’importance, l’important, c’était d’être bien ensembles. Il n’y a jamais eu de problème de racisme, jamais d’insultes ni d’injures à cause d’une couleur de peau. Aux fêtes de l’école, les ‘mamas’ faisaient un carton avec leurs beignets et l’association Kayes-Mené participe à faire connaître la culture malienne aux Collinéens. La vie locale doit beaucoup aux maliens et à leurs enfants. Sans eux, Collinée serait sans doute beaucoup moins dynamique qu’elle n’est aujourd’hui. Ce que j’espère, c’est que Collinée puisse servir d’exemple et d’appui pour l’intégration d’autres communautés en France.
Commentaire par Caroline 24 octobre 2010 @ 3:55super !
Commentaire par Sébastien PEIGNEY 6 janvier 2010 @ 6:10